vendredi 13 janvier 2012

Rishikesh, capitale mondiale du yoga

Juste pour l’anecdote : les Beatles y ont séjourné à la fin des années 1960. Ashram du Maharishi Mahesh Yogi les aurait inspirés pour écrire une grande partie de leur White Album.

À Rishikesh, il n’y a pas grand-chose à faire finalement. Au pied de l’Himalaya, la petite ville est juste paisible et relaxante, loin du brouhaha de la ville ; une sorte d’harmonie entre l’homme et la nature – oui je deviens poète ! Je vous laisse juger par vous-même… – la ville, pas mes talents poétiques !

 
 
Depuis un temple haut de treize étages

Je ne vous ai pas tout dit dès le début, c’est pas drôle sinon, mais Rishikesh est aussi une destination de prédilection pour les amateurs de rafting.
C’est donc parti pour trois heures de vagues, trois heures « d’éclaboussade », et trois heures de rigolade ! C’était juste énorme, inoubliable, tout ce que vous voulez ! Hum…particulièrement le moment où on s’est pris une grosse vague -> les pieds « lock » se « délock » -> et plouf, Aline dans l’eau. OMG, qu’est ce que c’était froid !! Pas le temps de réfléchir, on rattrape juste le plus vite possible le bateau, le guide te remonte comme un sac à patates avec ton gilet de sauvetage et c’est reparti ! Et surtout, t’as intérêt à cramponner ta pagaye, le reste ils s’en foutent, c’est la seule chose à laquelle tu dois penser si tu tombes. Beh voyons… !
Bon c’est peut-être drôle maintenant – ou pas ! – mais il y a quand même pas mal de noyades tous les ans à cause de la force du courant  donc attention.
Ah, et pour info, « l’eau », c’est le Gange ! Il prend sa source dans le coin, donc c’est un peu plus propre qu’à Varanasi ; mais ne regardez pas trop la couleur de l’eau ;-) Mention spéciale pour Nany : je m’y serai finalement baignée, je ne pourrai pas être plus pure, je suis désormais lavée de tous mes péchés :-D

Let's gooo !!!
No comment, je venais de remonter à bord..!
 
Après l'effort, le réconfort

Et pour conclure, une petite ouverture internationale… Voici un petit-déjeuner interculturel, cherchez l’erreur… Mais ne demandez pas aux coréens ou aux japonais, ils n’y connaissent rien ;-)

lundi 19 décembre 2011

Au pays des moines tibétains

Vendredi dernier, encore un week-end de vadrouille nous attendait.
Cette fois, on se retrouve tout au Nord de l’Inde, à Dharamsala, dans la fameuse montagne de l’Himalaya. Bon ok, on n’était pas très haut finalement puisque seulement à 1770 mètres, mais quand même ! La ville est  célèbre pour accueillir le monastère du Dalaï Lama. En fait, on associe les deux noms, mais le cœur de l’activité se concentre 4 kilomètres plus haut, à McLeod Ganj, et quasiment personne ne s’arrête à Dharamsala ; ne cherchez pas pourquoi.

Dans l’Himalaya, impossible de prendre le train donc nous voilà parties pour 14h de bus. On a failli mourir de froid, ils ne connaissent pas le chauffage – ou ne l’ont pas, tout simplement. Dans ce malheur, on a eu un peu de chance : on devait partager l’expérience à quatre, mais l’une est tombée malade, et l’autre a eu une obligation avec son boulot. On s’est donc retrouvées à deux, et on a pu s’étaler chacune sur deux sièges, ce qui a rendu le voyage moins pénible que ce qu’il aurait du être – on cherche le positif. On est arrivées tant bien que mal. Le retour a juste été horrible, peut-être parce que durant les trois premières heures, on a été secoué comme pas possible, ne pouvant à peine pas respirer. Finalement ça ressemblait presque aux montagnes russes, sauf que c’était les montagnes indiennes.

Sinon dans la ville en elle-même il faisait plutôt bon, on était bien couvertes mais au soleil, ça tapait bien, on a pu apprécier à plusieurs reprises un thé sur un toit-terrasse face à l'Himalaya ; trop relax. McLeod Ganj est une ville assez petite, il n'y a pas grand chose à faire, à part visiter le complexe du Tsuglagkhang qui est le principal site pour les pèlerins et les moines, et qui comprend la résidence officielle du Dalaï-Lama.

Ici on est en plein milieu du kora, un tour rituel effectué par les pèlerins quotidiennement qui contourne le complexe du Tsuglagkhang. On l'a fait un peu par hasard, et dans le mauvais sens – il faut suivre le sens des aiguilles d'une montre, normalement…
 
 

Dans la ville, ça grouille de moines tibétains, il y en a partout ! On voit aussi les mamies typiques de là-bas, toutes petites, trop rigolotes, souvent avec des tresses.
 
 

LA résidence officielle du Dalaï Lama. Le garde n'a même pas voulu me laisser aller lui faire un bisou :-( À défaut, je lui ai demandé de lui passer le bonjour de ma part !
Ah ah ah ! LA photo énorme !!!

Coucher de soleil sur l'Himalaya

lundi 12 décembre 2011

Chandigarh

Samedi, en route pour Chandigarh, au nord de Delhi. 3h30 en train + seulement 10 minutes de retard : exceptionnel. Idem pour rentrer le soir. Oui, on a fait l’aller-retour dans la journée, trop crevant, la fatigue de tous ces voyages commence à se faire sentir…

La ville a été imaginée dans les années 50 par l’architecte suisse naturalisé français Le Corbusier. Il a notamment dessiné les bâtiments du complexe administratif – palais de Justice, palais du Capitole, Secrétariat et palais de l’Assemblée.

Jardin de Bougainvillées

Hand open "schoulptûre"

Sukhna Lake

Chandigarh architecture museum


Crée par Nek Chand, le Rock Garden ci-après n’a pas grand-chose à voir avec un jardin. Matériaux organiques et déchets urbains ingénieusement employés animent ce curieux labyrinthe, dédale d’allées et d’escaliers ponctués de cours, débouchant parfois sur une bruyante cascade, parfois sur un amphithéâtre envahit de personnages constitués de tessons de porcelaine. Prises électriques ou câbles multicolores, verres et bracelets brisés, aucun matériau n’a été négligé pour donner corps aux centaines de figures humaines et animales surgissant à chaque détour de ces 12 hectares. C’est naturellement qu’il est considéré comme le plus vaste environnement d’art populaire au monde.





Cette f*cking porte a eu raison de quelques uns de mes neurones…

 Sinon ça y est, c’est l’hiver indien ici. Depuis une dizaine de jours, obligée de dormir avec une couverture. Et le matin, un gilet n’est pas de trop. J’ai voulu repousser au maximum leur sortie et voilà le résultat, je suis malade – un peu à cause de ma coloc aussi qui n’est pas bien depuis plusieurs jours, mais on va laisser planer le doute sur cette accusation !