Vendredi soir, en route pour 12h45 de train + 1h de retard – je suis sûre que ça ne vous étonne même plus, et on peut même dire qu’il était presque à l’heure. 800km nous séparent de Varanasi, LA ville spirituelle par excellence où des pèlerins de toute l’Inde viennent se laver de leurs péchés. Quand je dis se laver, c’est pas juste une métaphore, qu’on soit bien clair ; ils se lavent littéralement dans le fleuve sacré du Gange.
Il est assez difficile de décrire cette ville, il y règne une ambiance particulière, on y voit beaucoup de choses, sans pouvoir autant mettre des mots sur ces sensations. Ça rend la ville particulièrement intéressante, mais il faut juste le vivre.
Nous sommes principalement restées dans le quartier bordant le Gange ; c’est plein de petites ruelles, un vrai labyrinthe. Chaque fois que l’on a voulu retourner à l’hôtel, on a trouvé un indien pour nous escorter. C’est pire que dans le palais des glaces.
C'est hyper sale aussi, hallucinant. Que ce soit des déchets ou des bouses de vaches – car oui, elles déambulent dans ces mini ruelles, nous frôlant chaque fois d'un peu plus près –, n'oubliez jamais de regarder là où vous marchez, conseil d'amie...
Varanasi est célèbre pour ses « ghats », qui désignent les marches sur les rives d’un fleuve. Tout au long du fleuve, on en trouve quelques 80 qui peuvent être différentes choses, mais la plupart servent au bain, d’autres sont des temples, certains abritent des palais de maharajas. Deux sont célèbres pour les crémations où sont brûlés des corps 24h sur 24. J’ai préféré regarder de loin donc je ne m’étendrai pas sur le sujet. D’ailleurs, c’est assez glauque : à plusieurs reprises, on a croisé un cortège portant sur un brancard de bambou un corps enveloppé, mais facilement reconnaissable. Ils l’amenaient au crématorium en chantant. Erk, ça nous a glacé le sang qu’ils passent à moins de 30cm de nous… Faut pas s’étonner, chaque jour ils en brûlent environ 200. Il parait que tout le monde veut venir mourir à Varanasi. Pire encore, les indiens viennent à Varanasi et attendent de mourir…
Et pour finir, juste un peu d’histoire : savez-vous d’où vient le nom de la ville – ville qui d’ailleurs a quatre appellations différentes mais on va pas pousser le détail aussi loin ?
~> Parce que son premier ghat s’appelle Varunã, et le dernier Assî. En joignant les deux, on obtient Varanasi ! Il faut pas aller chercher bien loin en fait ;-)
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| Vue des ghats depuis le bateau au crépuscule |
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| Idem mais à l'aurore, à 6h du mat' siouplé |
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| On peut apercevoir la fumée des crémations |
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| Admirez la propreté du Gange au premier plan... |
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| Nos amies les vaches sont définitivement partout |
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| Arrivée au dernier ghat, vous pouvez voir le panorama |
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| Je n'ai jamais autant regarder le sol en marchant |
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| C'est pas un mythe, preuve à l'appui |
On retrouve Makoto, un japonnais de l'école. Il est ici pour le week-end avec un de ses ami pour tourner un film surprise pour le futur mariage de ce dernier. Il est juste dingue, il doit être l'un des seuls étrangers à s'être jeter à l'eau, sans mauvais jeu de mot ! Pour sûr, il est in love ! La suite en images ;-)
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| Resto jap avec ma copine jap Tomoko |
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| Un kilo d'orange, ça se voit pas qu'il est en train de peser !? |
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| Découverte d'un nouveau fruit : le sarifa, le truc vert bizarre en premier plan : trop bon ! |