lundi 5 décembre 2011

Varanasi, ou Bénarès à la française

Vendredi soir, en route pour 12h45 de train + 1h de retard – je suis sûre que ça ne vous étonne même plus, et on peut même dire qu’il était presque à l’heure. 800km nous séparent de Varanasi, LA ville spirituelle par excellence où des pèlerins de toute l’Inde viennent se laver de leurs péchés. Quand je dis se laver, c’est pas juste une métaphore, qu’on soit bien clair ; ils se lavent littéralement dans le fleuve sacré du Gange.

Il est assez difficile de décrire cette ville, il y règne une ambiance particulière, on y voit beaucoup de choses, sans pouvoir autant mettre des mots sur ces sensations. Ça rend la ville particulièrement intéressante, mais il faut juste le vivre.
Nous sommes principalement restées dans le quartier bordant le Gange ; c’est plein de petites ruelles, un vrai labyrinthe. Chaque fois que l’on a voulu retourner à l’hôtel, on a trouvé un indien pour nous escorter. C’est pire que dans le palais des glaces.
C'est hyper sale aussi, hallucinant. Que ce soit des déchets ou des bouses de vaches – car oui, elles déambulent dans ces mini ruelles, nous frôlant chaque fois d'un peu plus près –, n'oubliez jamais de regarder là où vous marchez, conseil d'amie...

Varanasi est célèbre pour ses « ghats », qui désignent les marches sur les rives d’un fleuve. Tout au long du fleuve, on en trouve quelques 80 qui peuvent être différentes choses, mais la plupart servent au bain, d’autres sont des temples, certains abritent des palais de maharajas. Deux sont célèbres pour les crémations où sont brûlés des corps 24h sur 24. J’ai préféré regarder de loin donc je ne m’étendrai pas sur le sujet. D’ailleurs, c’est assez glauque : à plusieurs reprises, on a croisé un cortège portant sur un brancard de bambou un corps enveloppé, mais facilement reconnaissable. Ils l’amenaient au crématorium en chantant. Erk, ça nous a glacé le sang qu’ils passent à moins de 30cm de nous… Faut pas s’étonner, chaque jour ils en brûlent environ 200. Il parait que tout le monde veut venir mourir à Varanasi. Pire encore, les indiens viennent à Varanasi et attendent de mourir…

Et pour finir, juste un peu d’histoire : savez-vous d’où vient le nom de la ville – ville qui d’ailleurs a quatre appellations différentes mais on va pas pousser le détail aussi loin ?
~> Parce que son premier ghat s’appelle Varunã, et le dernier Assî. En joignant les deux, on obtient Varanasi ! Il faut pas aller chercher bien loin en fait ;-)
 
Vue des ghats depuis le bateau au crépuscule
Idem mais à l'aurore, à 6h du mat' siouplé
On peut apercevoir la fumée des crémations
Admirez la propreté du Gange au premier plan...
Nos amies les vaches sont définitivement partout
Arrivée au dernier ghat, vous pouvez voir le panorama
 
Je n'ai jamais autant regarder le sol en marchant

C'est pas un mythe, preuve à l'appui

On retrouve Makoto, un japonnais de l'école. Il est ici pour le week-end avec un de ses ami pour tourner un film surprise pour le futur mariage de ce dernier. Il est juste dingue, il doit être l'un des seuls étrangers à s'être jeter à l'eau, sans mauvais jeu de mot ! Pour sûr, il est in love ! La suite en images ;-)

Resto jap avec ma copine jap Tomoko

Un kilo d'orange, ça se voit pas qu'il est en train de peser !?
Découverte d'un nouveau fruit : le sarifa, le truc vert bizarre en premier plan : trop bon !

lundi 28 novembre 2011

Gwalior, tout en images

Dimanche 27, départ à 5h de Malviya Nagar mon quartier, direction New Delhi station pour une journée à Gwalior. Il n’y a pas de métro à cette heure, mais heureux hasard, Keisuke, avec qui je passe la journée habite ici, et vient donc me chercher avec son chauffeur ! Oui, tous les expats de Delhi ont leur chauffeur particulier !
Après 4h de train, on arrive avec seulement une demie heure de retard, donc à l’heure pour l’Inde.
Ce sera pareil pour le retour, ce qui nous amènera à un sprint nocturne pour attraper le dernier métro à 23h30. Eh oui parce que même avec un chauffeur, faut pas abuser et le faire déplacer à 5h puis à 23h dans la même journée. Techniquement on aurait pu mais on préfère pas exagérer quand on peut faire autrement.

C’est parti pour une visite en images, elles parlent d’elles-mêmes, et je vous aide avec mes légendes ;-)
La majorité des monuments sont sur le plateau du Fort qui surplombe la ville, que l'on rejoint après une marche éprouvante ; c'est haut mais ça en vaut la peine et on est un peu là pour ça... Loin des klaxons et de l'agitation, on passe une bonne partie de la journée paisiblement dans cet espace naturel. Gwalior n'étant pas hyper célèbre, on ne rencontrera qu'une dizaine de touristes, et on se fera moins "agresser" qu'ailleurs, ça change ! ~> enjoy !!

Gwalior Fort

Archaeological Museum
 
Sikh Gurdwara

Teli ka Mandir

Sasbahu Temple, dédié à la belle-mère Vishnu
Sasbahu Temple, dédié à la belle-fille Shiva

Vue sur Gwalior depuis le Fort


 Sculptures pariétales, sculptées dans la roche sur le bord de la route qui mène au Fort
 
Après avoir redescendu le chemin et quitter le Fort – plus facile qu’à l’aller, mais c’est inutile de le préciser je pense – on visite les autres points clés de la ville.

Jai Valas Palace

Tombeau de Tansen
vue de derrière

lundi 21 novembre 2011

AMRITSAR

Les gares en Inde, ça pue.
Dans tous les sens du terme. Trop d’odeurs mélangées, trop de monde qui élit domicile n’importe où, trop de retard.
Ce week-end, direction Amritsar. Normalement une dizaine d’heures ; mais ajoutez à cela les 4h de retard qui nous ont fait partir à 2h du mat’ au lieu des 22h prévu et here we go ! On se retrouve dans la sleeper class où certes, on peut s’allonger mais c’est pas le grand luxe, faut pas déconner non plus.
Juste pour finir sur la partie train, le retour n’a pas été moins folklorique avec seulement 2h de retard. La CC class est plus confortable, et ressemble à nos TGV – qu’ils me manquent…
Sleeper class
CC class

Bref, finalement, une fois arrivées on laisse tout ça derrière nous pour profiter pleinement.
Amritsar est une petite ville où on fait vite le tour. L’attraction principale est pour son célèbre Temple d’Or. On a eu la chance de pouvoir le contempler à plusieurs moments de la journée et constater les différentes ambiances qui y règnent.
À notre arrivée vers midi, en pleine cohue
By night, magic !
Au petit matin, un apaisement total...
Préparation physique et psychologique j'imagine...
... pour une autre sorte de méditation
  
Samedi après-midi, direction Wagah à une trentaine de kilomètres – une heure en jeep tellement ça circule. Chaque jour se tient la fameuse cérémonie de fermeture de la frontière Inde-Pakistan pour la nuit. Nous assistons à un véritable spectacle, entourées d’une foule en délire.
Côté Inde
Côté Pakistan


Samedi soir, on dort dans le Sri Guru Ram Das Niwas, un dortoir à une minute du Temple qui accueille gratuitement les pèlerins et les touristes. Les « lits » sont en fait en bois, couverts de quelques couvertures… je vous laisse imaginer la nuit ; mais on voulait tester l’expérience !
Dimanche on a testé le Guru-Ka-Langar, un réfectoire qui sert des repas végétariens. Gratuit encore ; c’est pas à Amritsar qu’on se sera ruinées !
Dortoir sommaire

Réfectoire Guru-Ka-Langar
On se couvre la tête, on s'assoit par terre et on attend la popote !

En attendant notre train en milieu d’après-midi, on a pu visiter Jallianwala Bagh, un petit parc qui commémore les 2000 Indiens blessés ou tués par les troupes britanniques en 1919 ; le Sri Durgiana Temple qui ressemble vaguement au Golden Temple ; le panorama du maharaja Ranjit Singh ; ou encore le Mata Temple où vous pouvez voir une magnifique illustration pour conclure ce week-end ! ;-)
Lal Devi n'a qu'à bien se tenir !

vendredi 18 novembre 2011

Hummm !!!

J'en avais presque oublié le goût ; il faut qu'il tienne jusque février maintenant...!
Wonderful sister :-)) (© idée de Nany, sinon elle va bouder !)

vendredi 4 novembre 2011

Vie quotidienne

Je vous en ai déjà parlé, voilà enfin la représentation des fameux rick-shaw. Une fois qu’on y a goûté, on peut plus s’en passer !

Il y a aussi les inconvénients qui vont avec ; dès qu’il s’arrête à un croisement, on se fait harceler par des mendiants, souvent des enfants, ou vendeurs en tout genre.


 Un autre moyen de transport encore non utilisé – surement jamais d’ailleurs tellement c’est compliqué pour s’y retrouver – : le bus. Je sais pas si on voit bien l’effet, mais sur la photo, il est bien en train de rouler, et l’expression « prendre le bus en marche » prend tout son sens. Oui je sais, normalement c’est prendre le train en marche, mais on va pas chipoter.

 Toujours niveau circulation, on voit des choses étranges. Il n’y a plus de place DANS la voiture ? Accrochez-vous donc à l’arrière !

 On en a déjà vu, mais moi je m’en lasse pas



 Une chose courante ici comme j’y ai déjà fait référence : les vaches…en plein milieu de la ville...

Et enfin, je vous présente notre femme de ménage qui passe tout les jours pour nettoyer l'appart et faire la vaisselle ! Elle est pas belle la vie !? :-)